Son histoire

Épouse et maman de deux enfants, âgée de 26 ans, Mahaya. est née d’une envie simple : construire une activité depuis chez moi, afin de contribuer aux besoins de ma famille et, in shaallah, pouvoir un jour en vivre et avancer vers notre projet de Hijra.

Mais derrière Mahaya., il y a aussi une intention qui me tient particulièrement à cœur.

Beaucoup vous diront que lorsque l’on décide de porter le voile, il faut le porter tout de suite en respectant toutes ses conditions, sinon « ça ne viendra jamais ».

Pour ma part, ça ne s’est pas passé comme ça.

Lorsque j’ai pris la décision de porter le voile, mon entourage a d’abord été réticent à cette annonce. Et moi-même, j’avais besoin d’un temps d’adaptation. Je ne voulais pas avoir l’impression de devenir une autre personne du jour au lendemain.

Alors j’ai commencé doucement.

Au début, je le portais très légèrement. Puis les semaines sont passées, les mois aussi… et quelque chose a changé en moi.

La pudeur est entrée dans mon cœur, jour après jour.

Peu à peu, je me sentais plus à l’aise lorsque je me couvrais davantage. Puis encore davantage. Ce qui, au début, me semblait difficile est progressivement devenu naturel.

Et un jour, tu réalises que ce n’est plus seulement un voile que tu poses sur ta tête.

Il s’est ancré dans ton cœur.

Je vois mon cheminement avec le hijab un peu comme une plante : au début, on sème simplement une graine. On ne voit presque rien. Puis on l’arrose, on en prend soin, jour après jour…

Et doucement, elle pousse. 🌱

Et elle n’a pas fini de pousser.

J’ai encore toute une vie, insha’Allah, pour parfaire mon hijab et ma pudeur. Tout comme nous avons toute une vie pour améliorer notre comportement, approfondir notre pratique et nous rapprocher davantage d’Allah.

Je ne prétends pas être arrivée au bout du chemin. Au contraire, j’ai encore tellement à apprendre et à améliorer.

Mais aujourd’hui, lorsque je regarde cette petite graine que j’ai semée au début de mon cheminement, je réalise simplement à quel point elle a grandi. 🤎

Mahaya. — La pudeur comme signature.